v. n. & redupl. Tomber une autre fois. Il a les jambes si foibles, qu'il n'est pas si-tost relevé, qu'il retombe.

RETOMBER, signifie quelquefois simplement, Cheoir. L'eau élevée dans des jets de fonteine retombe aussi-tost. Les vapeurs que le Soleil éleve de la terre retombent en pluye, aussi-bien que celles qui sont élevées dans un alembic. Quand on a fait une querelle à son Juge, il ne faut pas retomber entre ses mains.

RETOMBER, signifie encore, Tomber d'un autre côté. Cette fluxion qu'on avoit détournée du bras droit, est retombée sur le gauche.

RETOMBER, se dit aussi en parlant des recheutes des maladies. Il étoit convalescent, mais il est retombé pour la seconde fois. Le quinquinna guerit la fiévre, mais on retombe, elle reprend au bout d'un certain temps.

RETOMBER, se dit figurément en choses morales. La fragilité humaine fait qu'on retombe souvent dans les mêmes vices dont on se croyoit gueri. Il faut recourir à la penitence, dés qu'on est retombé.

RETOMBER, se dit aussi de ce qui par un contre-coup tombe sur une autre personne, ou sur soy-même. Les condamnations qui interviendront contre moy retomberont sur mes garents, sur mes cautions. Les medisances, les calomnies retombent souvent sur les auteurs. Cette fille qu'il avoit mise en Religion luy est retombée sur les bras par la ruine du Monastere. On dit proverbialement, que qui crache contre le Ciel, il luy retombe sur le visage, pour dire, qu'il ne se faut point prendre au Ciel des malheurs qui nous arrivent.